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Compte rendu du stage OUV 0401A1
« l'écriture du film au montage »
qui s'est déroulé du 31 janvier au 2 février 2007
à la Cinémathèque française


 

Ce stage prend sa place dans une série de formations dont l'objectif est de faire découvrir l'écriture cinématographique par le biais d’une technique artistique particulière, afin de doter les stagiaires d'outils d'analyse plus pointus et de les familiariser avec cette approche technique.

 

Dans cette perspective le stage sur le montage a donc proposé aux stagiaires, à la fois :
une présentation historique de la notion de montage au cinéma, par Vincent Deville, responsable des formations au service pédagogique de la Cinémathèque française et qui mène, par ailleurs, des recherches sur le montage.
une présentation des outils de montage (le banc numérique d'un côté, la table de montage traditionnelle de l'autre)
et des ateliers pratiques menés par deux monteuses professionnelles, Catherine Aladenise et Marie Colonna, à partir de rushes 16m/m ou numériques.

Il faut préciser que la Cinémathèque s'est doté de locaux spécifiques pour ses animations pédagogiques : une salle de projection (salle Lotte Eisner) et des espaces audiovisuels, notamment de montage.

Présentation historique:
Le stage a donc commencé par un panorama des grandes étapes de l'histoire du cinéma, abordé sous l'angle du montage, des premières vues Lumière jusqu'à Hitchcock, illustré de nombreux extraits de films

Présentation des outils de montage:
Les professeurs impliqués dans des projets cinéma sont souvent familiarisés avec le principe du montage numérique. Qu'il s'agisse de MAC ou de Windows, la plupart des ordinateurs actuels sont livrés avec un logiciel de montage numérique.
L'occasion d'utiliser une table de montage « à l'ancienne » et de la « vraie » pellicule est par contre tout à fait exceptionnelle. Les notions de « coupe », de « chutier », de « synchronisation », de « collure » etc reprennent leur sens concret et exigent des décisions mûrement réfléchies, d'autant plus que l'image est petite. Les stagiaires ont vraiment conscience d'avoir affaire à un matériau réel, surtout lorsqu'il faut rembobiner les rushes pour atteindre une séquence recherchée. Tout prend du temps !

Le banc de montage virtuel s'est affranchi de cet aspect matériel. On atteint une séquence dans la seconde. Le monteur peut faire plusieurs essais et comparer. Le grand écran de contrôle fait ressortir tous les détails. On en oublierait presque que l'art du montage consiste, aujourd'hui comme hier, à faire des choix et à les justifier

Ateliers pratiques :
Les stagiaires se sont répartis en 2 groupes et ont alterné montage film et montage virtuel. Les enjeux en sont très différents.
Les rushes tournés en 16m/m par Alain Bergala en vue d'un usage pédagogique permettent des montages variés et ménagent de nombreuses possibilités de raccords. Chaque groupe a travaillé sur une partie des rushes afin d'imaginer une séquence cohérente. Difficile, bien sûr, de faire manipuler tout le monde et d'ailleurs celle-ci nécessite de l'expérience pour ne pas perdre trop de temps.

Sur le banc virtuel la monteuse proposait les rushes de la séquence d'un film documentaire dont elle vient d'achever le montage. Il est beaucoup plus facile pour les stagiaires de faire des propositions car le résultat peut être observé très rapidement, mais encore faut-il analyser ce qu'on a proposé et justifier les enchaînements. La matière résiste, s'impose souvent et les stagiaires ont pu constater que les différents montages, faits en toute liberté, avaient finalement beaucoup de points communs !
En effet, des postes individuels ont également été mis à la disposition de ceux qui souhaitaient se confronter personnellement au montage de la séquence et faire leur propre proposition.

Mise en commun
La dernière demi-journée a été consacrée à la projection des montages réalisés par les stagiaires, à la présentation des activités de la Cinémathèque et à un complément d'extraits de films réalisés par des élèves dans le cadre de projets mettant en pratique la question du montage.

Les stagiaires sont globalement très satisfaits et apprécient particulièrement d’avoir pu travailler avec des professionnelles qui leur ont bien fait prendre conscience de la construction du sens au cours de cette étape fondamentale du montage.


Remarque:


Ce stage a été reconduit et sera donc proposé au PAF en mai prochain pour l'année scolaire 2007/2008
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© Académie de Créteil - Action culturelle - 18 mai 2006