les collèges

Collège Taisson - Alès

Classe de 5ème

Professeur Lili Pollet

 

le titre de la photo: Minette tu descends

 

le texte d’intention :
  Après avoir réfléchi à la notion de hors-champ autour de laquelle tourne le concours, la classe en a déduit qu’il servait à montrer ce que l’on ne veut pas montrer !
Il s’agissait donc de trouver des situations à photographier où on laisserait le spectateur sur sa faim, de l’intriguer et de solliciter son imagination.
Nos photos ne sont donc pas un témoignage de quelque chose mais une porte ouverte vers plein de possibles.

la démarche :

  La piste de réflexion est offerte à la classe : réfléchir sur ce qui est a priori antinomique, à savoir LA PHOTOGRAPHIE COMME ACTE DE MONTRER en principe mais qui peut aussi cacher, suggérer, laisser libre d’imaginer.
Etapes :
1) recherche de la définition du « hors champ »
2) définition du mot « champ » dans le domaine de l’image : pourquoi le choix de ce mot
3) recherche de différentes situations utilisant le hors-champ : effets miroir
ombres portées
éléments cachés dans l’image
4) réflexion : pourquoi le hors-champ ? qu’est-ce que cela apporte à la photographie ?
5) la photographie comme prolongement du regard du photographe : dans le hors-champ, ce regard est à son tour prolongé par celui du sujet photographié et cela peut faire une chaîne à l’infini, comme une mise en abîme
6) recherche de situations de hors-champ à photographier
7) recherche des légendes les plus parlantes pour les deux photographies sélectionnées
8) extension de la photographie à la prise de vue cinématographique : la classe travaillant à un projet-film, elle a réfléchi aux scènes qui pourraient être tournées en utilisant le hors-champ et à ce que cela apporterait à l’histoire
le choix de la photo :
  Notre choix s’est arrêté sur les deux photographies qui nous ont semblé les plus mystérieuses et les plus réussies parce qu’elles illustraient pour l’une l’effet miroir et pour l’autre l’effet regard.
Avec ses deux photos, nous avons retrouvé la notion de chaînons, d’un regard à l’autre, comme un rebond.
Et nous allons utiliser cela pour tourner le film dont nous avons écrit le scénario.
le titre de la photo: "Miroir, mon beau miroir... suis donc mon regard..."

Collège Gustave Courbet Romainville

Frédérique Machetto

 


le titre de la photo : Loïck est le meilleur guitariste du collège

le texte d’intention des élèves :

 

le hors-champ fait penser à ce qui est absent de l’image. Le titre peut aider à comprendre l’image. Dans cette photographie, il manque un objet : une guitare

la démarche :

 

Le travail sur le concours a été mené dans le cadre d’un projet de classe à PAC photo intitulé « Photographie entre réalité et fiction » : à travers l’étude et la réalisation de photographies déformant la réalité, les élèves sont amenés à réfléchir sur la valeur de l’image, l’intention du photographe (ou de son utilisateur) et sur les possibilités de manipulation. Cette classe est également inscrite au projet « collège au cinéma ».

Pour répondre au sujet du concours, nous avons travaillé à partie de l’exploitation d’une sortie au centre Georges Pompidou (exposition « la subversion des images »). Une série a été particulièrement étudiée, celle de Paul Nougé. Les élèves de la classe devaient imaginer des scènes où un objet serait « subverti ». Ils ont ensuite réalisé les prises de vues argentiques noir et blanc à partir de leurs propositions. Ces moments de prises de vues ont apporté de nouvelles idées, notamment des jeux d’ombre. Dans un deuxième temps, les élèves ont réalisé des tirages dans le laboratoire noir et blanc.

le choix de la photo :

  d’autres photos ont été prises avec plusieurs élèves jouant en même temps d’un faux instrument mais nous avons choisi celle-ci parce qu’elle est plus simple et qu’elle attire plus le regard. Le flou et le visage concentré de Loïck donnent l’impression de voir un guitariste en pleine action. Nous trouvons que la photo et le titre sont drôles.
   

le titre de la photo : les ombres

le texte d’intention des élèves :

 

lors de la sortie au centre Georges Pompidou, nous avions déjà travaillé sur des silhouettes, notamment à partir de l’étude des rayogrammes de Man Ray. Pour réaliser la photo, nous avons joué avec la lumière entrant par les fenêtres du collège. Les ombres projetées étaient précises. Nous avons fait plusieurs essais avant d’arriver à ce résultat.

Sur cette photographie, on ne voit personne, seulement des ombres. Pourtant nous pouvons quand même comprendre l’image.

le choix de la photo :

 

nous avons chois cette photo car nous avons trouvé que différents aspects de la photo étaient réussis comme le contraste, le rendu du relief du mur du collège et la façon dont se mélangent les deux mains.

au tirage, nous avons remarqué que les grandes taches de lumière rappelaient une bobine de films ou de négatifs. Nous avons alors renforcé cet effet par un recadrage.


Collège Le Parc - Aulnay sous Bois

Club photo regroupant des élèves de 6e, 5e, et 4e


Arnaud Rossetto


le titre de la photo: Je te vois !

le texte d’intention :
 
On a voulu faire comme les photographies d’accompagnement du thème. Dans les exemples qui nous ont plu, on a bien aimé lorsqu’il y a avait une ombre qui apparaissaient ou un reflet à travers un vitre. On a essayé de trouver des idées à partir de ces exemples. On a réalisé nos photos directement dans la salle du club photo.

la démarche :

  Le club photo a ouvert tardivement cette année (seulement en février), a raison d’1 heure par semaine - peu de temps donc. Dans un premier temps, les élèves ont découvert le thème du « Hors champ » grâce au dossier documentaire illustré d’exemples : j’ai expliqué chaque photo. Les élèves sont ensuite allés faire des photos, des essais pour imiter un peu ce qu’ils avaient vu puis à chaque nouvelle séance, nous faisions un petit débriefing de la séance précédente…
le choix de la photo :
 

En premier lieu, il n’y avait que quelques photos de convenables . Les choix ont donc été limités parmi une dizaine de prises de vue.
La photo n°1 a été choisie car elle représentait bien l’idée que se faisaient les élèves du hors champ : montrer quelque chose / quelqu’un . On voit la tête de la seconde photographe sur l’écran. Il y a une part d’amusement dans la démarche qui a bien plu aux enfants.
Cet amusement a été poussé un peu plus loin en incrustant l’image de travers sur l’écran, puisque l’élève photographiée tenait son appareil de travers !

le choix de la photo :
  La photo n°2 a été choisie car elle correspondait à l’autre représentation du hors champ que s'en faisaient les élèves : quelque chose qui suggère la peur. Ici, c’est l’ombre mystérieuse de la main projetée sur un mur, pour choisir sa victime.
La photographie réalisée a demandé un long travail d’éclairage pour obtenir une ombre correcte. L’APN a été stabilisé sur pied pour limiter les bougés. Ensuite, les élèves ont retouché les couleurs de la photo et incrusté un visage du film d’horreur « SCREAM », qui semble nous dire « Oh non pas moi ! ne me prends pas.. ! »

Collège Corot, Chelles

Fanny Genoux

 

Le titre de la photo : Le trouble fête

 

la démarche :

 

Avant toute chose nous avons demandé aux élèves ce que l’expression « hors-champ » signifiait pour eux et nous avons noté ces premiers éléments. Puis nous avons fait la présentation du dossier disponible sur le site du concours photo de l’académie. Nous avons complété cette présentation à l’aide de quelques exemples cinématographiques du hors-champ.
Nous avons ensuite, à partir de ce que les élèves avaient compris ou retenu, tenté de définir la notion de hors-champ, en comparant au passage avec leurs idées initiales (leur compréhension du sujet apparaît nettement modifiée et élargie). Nous sommes ensuite passés à la recherche et à la mise en commun d’idées pour réaliser une photographie. Toutes les idées ont été notées au tableau, discutées et nous avons opéré une sélection.
Seuls ou en petits groupes, les élèves ont alors élaboré le story-board d’une des idées de la sélection. À la séance suivante nous avons mis en commun les croquis et sélectionné les deux meilleurs. Enfin, dernière étape, nous sommes passés à la mise en scène et réalisation des photos.
Lors de la prise de vue, certains changements sont apparus nécessaires et sont donc intervenus, en particulier en ce qui concerne la position du photographe dont les élèves n’avaient pas conscience a priori (position d’autant plus importante dans le cadre du hors- champ). Cela a entraîné une discussion sur l’influence du hors-champ sur le champ et inversement.

le texte d’intention des élèves :
 
En regardant les exemples présentés par nos professeurs, nous avons rapidement eu envie d’utiliser le regard pour réaliser notre photo. La photo de la publicité pour les jeans Levi’s nous a particulièrement inspirés (photo du dossier). Sans avoir d’idée précise au départ nous avions envie de faire quelque chose à partir du regard des personnes photographiées. C’est de cette manière que, petit à petit, est venue l’idée de la photo au tueur (Le trouble fête), car selon son point de vue, chaque personnage voit une scène différente. Assez vite nous avons ajouté un miroir dans la scène afin de faire entrer le hors-champ dans la photographie.
À part les effets de regard et de miroir, nous avions envie d’utiliser l’effet d’ombre, c’est pourquoi nous avons fait la photographie du Gagnant au Loto. Au départ nous avions juste pensé à photographier des ombres dans différentes positions, puis nous avons ajouté le ticket de Loto pour rendre la scène plus compréhensible.
le choix de la photo :
 

Pour la photographie « Le trouble fête », le processus de choix a été guidé par l’expression des danseurs et leurs regards : l’expression de celui qui a vu le tueur ainsi que sa gestuelle (il tente d’alerter les danseurs) et surtout par la place du tueur dans le miroir et la position du couteau.

Pour la photographie « Le gagnant », le choix a porté sur plusieurs éléments : position de l’ombre du personnage (bras écartés, position des jambes, etc.) ; netteté du ticket, netteté de l’ombre. D’autre part, lors des premiers essais le ticket de loto était lancé par le personnage qui saute, globalement le résultat n’était pas bon. Il a donc ensuite été lancé par une tierce personne. La photo retenue est celle sur laquelle l’ombre est la plus caractéristique de la joie et celle sur laquelle le ticket est net.


Collège Louise Michel Faremoutiers
classe de 3è, option histoire des arts
Florence Henry

le titre de la photo : Prisonniers de la société de consommation
la démarche :
 

• Les élèves concernés et le projet « histoire de l’art »:
Comme l’année précédente, le concours a été proposé aux 22 élèves de 3° ayant choisi de suivre une option « histoire de l’art » à raison de deux heures tous les quinze jours.
Une approche sous forme de dossiers et d’exposés a été privilégiée afin de travailler l’écrit comme l’oral pour préparer les élèves à l’épreuve d’histoire de l’art. D’autre part, des sorties culturelles ont été proposées plusieurs samedis au cours de l’année sur des thèmes variés. Les élèves ont aussi découvert l’art du dessin à travers trois visites à l’école des Beaux-arts de Paris.

• Les pistes de réflexion autour du thème du hors-champ:
Nous sommes partis de l’analyse de quelques photographies contenues dans le dossier de présentation. Les élèves ont également effectué des recherches dans leurs photos personnelles et familiales ainsi que dans des magazines. Afin qu’ils construisent leur projet, il était nécessaire qu’ils connaissent toute la diversité et la richesse du hors-champ. Les élèves devaient dépasser le paradoxe inhérent à ce thème, le hors-champ étant ce que l’on ne voit pas, ou bien ce que nous ne devrions pas voir… Or dans leur esprit, photographier, c’est montrer. De plus, cela impliquait une certaine maîtrise des techniques de la photographie. Le plus difficile a été de leur faire comprendre que le hors-champ ne doit pas être une fin en soit, mais qu’il doit être porteur d’un sens, d’une intention.
Il a été demandé aux élèves de réfléchir au problème à la maison, dans la cour de récréation, dans le car scolaire, ou bien en chattant sur Internet, en d’autres termes, d’en faire un sujet de conversation entre eux et non un devoir formel. Pour permettre à leurs camarades de visualiser leur projet et comprendre leur intention, ils devaient réaliser un croquis et présenter en cours le résultat de leurs discussions.
Finalement, l’idée retenue a été de présenter une critique de la société de consommation avec une référence au Pop art et à Andy Warhol, dans une mise en scène assumée détournant le modèle stéréotypé de la photo de classe.

• La réalisation de la photographie :
Les photographies ont été prises durant les deux heures bi-hebdomadaires consacrées à l’histoire de l’art. Les élèves devaient apporter un ou plusieurs objets symbolisant à leurs yeux la société de consommation. Ils devaient porter un jean et un tee-shirt blanc ou gris clair pour les deux rangées debout, et des vêtements de couleur pour les élèves assis. Après une distribution des rôles et une répartition des objets dans la salle de cours, nous sommes descendus dans le hall afin de composer le tableau et prendre les photographies.

• Analyse de la photographie :
Les élèves présentent dans leur main droite un objet symbole de la société de consommation: soda, alcool, cigarettes, et bien sûr, ordinateur, jeux vidéo, I-pod, téléphone portable, mais aussi magazine people, barres de chocolat et pizza… Les élèves debout sont tournés vers le mur. Ils sont habillés dans des couleurs neutres (blanc et gris). En effet, dans la société de consommation les individus ne comptent pas. Ce sont des consommateurs classés par catégories (les jeunes, les cadres dynamiques, les ménagères de 50 ans, les retraités…). Cependant, rien n’est inéluctable. C’est pourquoi, les élèves assis ont le visage de profil tourné vers le produit. Ils s’interrogent sur la nécessité de l’objet. Sur la droite, deux jeunes filles semblent vouloir sortir de la photographie. Elles symbolisent la prise de conscience nécessaire et la volonté de se réapproprier son libre-arbitre face à la publicité et à la pression commerciale. Les couleurs vives représentent cette affirmation de soi en tant qu’individu capable d’effectuer des choix.

Les couleurs renvoient également au Pop art, à la fois célébration et critique de la société de consommation dans les années 60. Cette photographie s’inspire de l’œuvre d’Andy Warhol et de ses sérigraphies par les couleurs vives, mais aussi par la disposition sous forme d’une photo de classe. L’alignement des élèves montre que les jeunes sont la cible préférée des publicitaires, mais aussi rappelle les alignements de boites de Campbell’soup ou de bouteilles de coca cola propre au « pope of the Pop ». L’un des élèves tient dans sa main une bouteille de coca, clin d’œil à l’œuvre de cet artiste. Un élève à gauche et un autre à droite portent chacun une horloge, élément indiquant que la société de consommation et ses problématiques se prolongent dans le temps. Cette photo s’inscrit donc dans l’esprit du Pop art qui se caractérise par l’intérêt pour les objets de la vie quotidienne et la confiance en la puissance des images, associés à une bonne dose d’ironie.
Afin de la légender, les élèves ont rédigé un poème présentant leurs intentions. Ce genre renvoie aux slogans publicitaires, mais aussi à une certaine forme de culture populaire comme le slam. Le poème respecte donc le thème de la photographie.
Ainsi, cette aventure a permis aux élèves de passer de la théorie à la pratique en les rendant acteurs d’une réalisation photographique se référant à un mouvement artistique toujours d’actualité.

Le texte d’intention des élèves :
 

Prisonnier de cette société de consommation

Nous sommes tombés dedans en 1960
Et pourtant comme le montre cette photo toute récente,
Nous les plus jeunes en sommes dépendants…
Prisonniers de cette société de consommation.

Nous portons tous le même accoutrement.
Nous n’avons plus le droit d’être différents,
Car les regards nous guettent,
Et si tu n’es pas comme eux, on te rejette.
Alors toi, tu achètes,
Prisonnier de cette société de consommation.

Nous portons le même visage,
Toutes saupoudrées de maquillage.
Nos habits en sont parsemés,
Tous imprimés et marqués…
Prisonniers de cette société de consommation.

Mais on peut toujours s’en sortir.
Il est possible d’en finir.
Il suffit de cesser les mauvais regards,
Pour se laisser prendre un nouveau départ
Et comprendre qu’être différent,
C’est montrer qui on est vraiment…
Pour enfin se libérer de cette société de consommation.

le choix de la photo :
  Plusieurs photographies ont été prises. Celle-ci a été sélectionnée en cours car c’était la mieux cadrée et la mieux éclairée. Elle a aussi été choisie car la position et l’attitude des élèves convenaient par rapport à la mise en scène voulue.

 

Collège de Guénange (Moselle)

Viviane Zenner

classe de quatrième

 

Le titre de la photo : maison de retraite

la démarche:

  Exploration de la notion d’Identité et plus particulièrement de la thématique « Identité et Vieillesse ».
L’identité, c’est se connaître soi-même comme être différent, et en même temps reconnaître ce qu’on a de commun avec les autres.
Au fil des années, la personne âgée est dépossédée peu à peu de ses caractéristiques identitaires. Si vous lui posez la question : « Qui êtes vous », elle vous répondra : « J’étais… »
De son identité, il ne reste désormais que son nom.
Dans le cadre de ce concours, la classe de quatrième 2 du collège de Guénange a installé une relation symbiotique avec des objets, miroirs de toute une vie, et une série de portraits dans la pure tradition noir & blanc, prétexte à des visites renouvelées.
Objectifs :
  aborder les notions de cadrage, de point de vue et de composition. Cadrer, c’est se confronter à des choix et s’appuyer sur une pratique (le portrait) qui ouvre une réflexion artistique.
Les images et leur relation au réel
Les images et leur relation au temps
Les images et leur relation à l’espace

Collège Sainte Anne, Lure (70), Club Unesco

Isabelle Kneisky

le titre de la photo : Parfum de rocaille

la démarche :

 

1. Les élèves ont choisi une série d’actions ponctuelles tout au long de l’année pour animer les réunions du club Unesco, à partir d’une liste établie par la responsable du club
2. Le concours photo et le thème ont paru intéressants.
3. Présentation du thème au groupe : Comment comprend-t-on le sujet proposé ?
Des idées de photographies –types sont lancées.(à l’oral).
4. Semaine suivante, d’autres pistes sont lancées.
Une thème revient : notre situation géographique et notre enracinement dans la campagne ressortent lors de chaque proposition.
Nous observons quelques exemples donnés sur le site.
5. Le thème est intéressant et les élèves échangent même en dehors du club (classe ; cours ; avec d’autres enseignants.. ;)

le texte d’intention des élèves :

 

La nature n’offre pas de milieu hostile. Seul le jugement de l’homme décide du bien et du mal.
Le photographe peut donner une interprétation lourde de sens ou plus joliment poétique du monde dans lequel nous vivons.
Chacun peut donc trouver sa place où que ce soit.
Il n’y pas d’endroits, de lieux sur la terre que nous jugerions mieux ou moins bien que d’autres. Là où la vie s’enracine, la diversité a trouvé sa place.

Il n’ y a pas de mauvaise grain, il n’y a que de mauvais regards.

le choix de la photographie :
  1. Au fil des semaines des photos arrivent.
2. Le jour des portes ouvertes du collège, nous les affichons sur un fil à linge avec des pinces (effet garanti). Les visiteurs et les parents pourront ainsi découvrir nos travaux et nous aider à choisir.
3. La photographie précise que nous avions prévu de réaliser (tracteur garé au centre ville) n’a pas pu être réalisée avant la clôture du concours , nous avons donc choisi parmi les 8 photos proposées.

Collège CHARLES III Monaco: Club UNESCO

Hélène Escarras

le titre de la photo : quand la nature s’impose au modernisme
la démarche:
 

Travail d’imagination pour les amener à être plus réceptifs et plus attentifs à ce que les élèves regardent. Le travail de photographie en extérieur n’ayant pas donné de résultat, nous avons choisi de regarder de nombreuses photos des actions antérieures pour les amener à réfléchir sur le thème du concours et sur les valeurs de l’UNESCO.

le texte d’intention des élèves (cliché n°1)

 

« Nous avons mis du temps à comprendre ce que cette photo représente, nous n’avons vu qu’une montagne avec de la neige. Les autres photos de la ville ne représentaient que des bâtiments anciens. A force de regarder avec attention nous avons compris qu’il s’agissait d’un bâtiment de verre et que la montagne en face se reflétait dedans. » Au moment de la prise de cette photo tout le monde ne voyait que le bâtiment et la surprise a été totale quand nous avons regardé ensemble la photo.

le texte d’intention des élèves (cliché n°2)
  « Nous avons tous regardé cette sculpture qui représente la silhouette d’un homme mais nous ne gardons aucun souvenir de ce que nous pouvions voir à travers le vide qu’elle laissait entrevoir. A la vision des photos avec à l’esprit le thème du hors champ, nous avons évoqué ce que nous ressentons. La DUDH est une superbe avancée pour l’homme, mais à la vue de l’actualité, elle n’a pas résolu tous les conflits humains et de loin. Le rocher qui s’impose à travers la silhouette de l’homme ne représente-il pas encore tous les obstacles à surmonter pour rendre l’homme plus humain.
le choix des photos :
D’abord une sélection qui répond au thème du hors champ puis des débats sur la vision qu’ils ont des clichés retenus.
Voyage d’échanges avec des jeunes de la Principauté d’ Andorre.
N° 1 Cliché sur le « Comù d’ Encamp » Mairie de la ville.
N° 2 Sculpture pour célébrer DUDH devant le parlement Andorran.
le titre de la photo n°2 : cœur ouvert ou cœur de pierre ?

Collège Albert de Mun , Nogent sur Marne

Atelier photo animé par M. Monnet

 

Prix du Jeu de Paume

le titre de la photo : Georges de la Tour par Alain Cavalier
le titre de la photo : Mais que se passe-t-il ?
Le Jeu de Paume récompense le collège Albert de Mun à Nogent pour les deux photos Georges de la Tour par Alain Cavalier (atelier photo) et Que se passe-t-il ? (classe de 5è) pour « la qualité esthétique des photographies, la diversité des propositions très pertinentes que les élèves ont faites autour du sujet du hors-champ, qui montrent à la fois leur maîtrise du médium photographique mais aussi leur capacité à traduire un concept dans le langage visuel ».
le titre de la photo : Mais que se passe-t-il ?
 

la démarche pédagogique :

 

Le travail de l’atelier photo a commencé dès le mois de septembre. Les élèves se sont perfectionnés dans le maniement de l’appareil puis ont librement mis en scène des objets personnels puis ont pratiqué le collage photographique avec le logiciel Gimp.
J’ai lancé la réflexion sur le hors champ dès réception du thème en montrant les photos proposées dans les pistes pédagogiques. Nous avons débattu du problème du hors champ au sein du groupe de l’atelier puis j’ai laissé les élèves partir avec les appareils photo en imposant seulement que les prises de vues soient réalisées dans l’enceinte du collège. Ils étaient libres de prendre ce qu’ils voulaient. La collecte de clichés a été observée en groupe avec un vidéo projecteur. Je leur ai proposé de reprendre certaines photos pour en améliorer la qualité des lumières, des points de vue et des cadrages. Le reste s’est fait tout seul, sans mon intervention.

le titre de la photo : Mais que se passe-t-il ?
 

Les textes d’intention des élèves:

 

Carla Ferrari, Cindy Bourrelier, Alexandra Riffiod
Nous avons pris l’appareil et nous sommes allés dans les salles d’arts plastiques à la recherche d’une idée. Ce qui nous a intéressé tout de suite c’est l’idée de regarder quelque chose de l’autre côté de la fenêtre et que le spectateur ne voit pas. Il y avait aussi une belle lumière car le soleil passait à travers les vitres sales et il était difficile de bien voir dehors. Nous avons pris plusieurs photos sans rien derrière et ensuite Carla est allée derrière la fenêtre.

Georges de La Tour par Alain Cavalier
Eva Giaretta, Jade Sainte Rose, Ségolène Roland
Nous n’avions aucune idée au départ. Nous sommes passé dans la réserve de la salle d’arts plastiques et nous avons regardé dans l’armoire où M. Monnet garde les cassettes et du matériel. Nous avons vu cette cassette et l’idée de se servir du regard comme d’un masque est tout de suite venue. Nous avons fait une photo.

le titre de la photo : Mais que se passe-t-il ?
  le choix des photos :
 

Les élèves ont sélectionné individuellement ou par groupes de deux, 2 photos parmi toutes celles qui ont été prises. J’ai ensuite montré la première sélection et il y a eu débat sur le choix définitif.
• De l’autre côté
Nous avons choisi cette image car il y a œil qui se reflète au niveau du nez et on ne sait plus à qui il appartient. On voit aussi la silhouette du visage qui est de l’autre de la fenêtre. On a aussi mis la photo en noir et blanc car il y avait des reflets oranges. La photo est plus étrange sans couleurs.
• Georges de La Tour par Alain Cavalier
Il y avait plusieurs photos semblables, mais c’est celle-là la mieux car la femme du tableau regarde vers la droite comme si quelqu’un allait venir. Elle semble inquiète de ce qui se passe dans l’ombre. On a un peu retouché la cassette pour mieux voir les yeux de la femme.

 

le titre de la photo : Meurtre au collège
le titre de la photo : De l'autre côté

collège Chérioux Vitry-sur-Seine.
classe de 6ème


Julie Brincard-Thévenin et Gilles Defilippi

 

Prix du Jury


le titre de la photo : Dans les nuages

 

Le jury décerne un prix au collège Chérioux de Vitry pour la photo "dans les nuages" pour la belle présence de la matière des choses, le traitement du reflet naturel d'une présence hors-champ, le mystère de l'histoire racontée, le constat qu'au fond ce n'est que ça! »

 

le titre de la photo : La ligne rouge


le texte d’intention des élèves :
  Photographie 1: Dans les nuages
Grâce à ce reflet dans une flaque d'eau, nous pouvons imaginer un autre monde, un monde dans les nuages dans lequel les personnages volent.
On pourrait croire que c'est un meurtre mais en réalité on ne fait que lui tirer les couettes!
Photographie 2: La ligne rouge
Ce personnage essaye de s'accrocher au panier mais on a l'impression qu'il s'envole et qu'il va sortir de la photographie pour aller dans le hors-champ.
la démarche :
  Dans le cadre de l'heure hebdomadaire de vie de classe que nous animons, M. Defilippi et moi-même, en tant que professeurs principaux de la classe, nous avons décidé d'initier les élèves de 6ème C à la photographie et à l'analyse de l'image. Après quelques séances théoriques sur le cadrage, l'angle de prise de vue et le maniement de l'appareil numérique, nous sommes passés à la pratique en les faisant travailler sur le thème du hors-champ proposé par le concours. Par petits groupes, les élèves ont, à plusieurs reprises, arpenté le collège à la recherche de sujets intéressants.
Les deux images ont été choisies (par vote) par l'ensemble de la classe. Le critère était que l'image devait raconter une histoire. Ils ont aussi trouvé les titres eux-mêmes.
   
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© Académie de Créteil - Action culturelle - vendredi 25 juin, 2010 7:57