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les collèges
Collège Taisson
- Alès
Classe de 5ème
Professeur Lili Pollet
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le titre de la photo: Minette tu descends
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le texte d’intention : |
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Après avoir réfléchi à
la notion de hors-champ autour de laquelle tourne le
concours, la classe en a déduit qu’il servait
à montrer ce que l’on ne veut pas montrer
!
Il s’agissait donc de trouver des situations à
photographier où on laisserait le spectateur
sur sa faim, de l’intriguer et de solliciter son
imagination.
Nos photos ne sont donc pas un témoignage de
quelque chose mais une porte ouverte vers plein de possibles. |
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la démarche : |
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La piste de réflexion est offerte
à la classe : réfléchir sur ce
qui est a priori antinomique, à savoir LA PHOTOGRAPHIE
COMME ACTE DE MONTRER en principe mais qui peut aussi
cacher, suggérer, laisser libre d’imaginer.
Etapes :
1) recherche de la définition du « hors
champ »
2) définition du mot « champ » dans
le domaine de l’image : pourquoi le choix de ce
mot
3) recherche de différentes situations utilisant
le hors-champ : effets miroir
ombres portées éléments cachés
dans l’image
4) réflexion : pourquoi le hors-champ ? qu’est-ce
que cela apporte à la photographie ?
5) la photographie comme prolongement du regard du photographe
: dans le hors-champ, ce regard est à son tour
prolongé par celui du sujet photographié
et cela peut faire une chaîne à l’infini,
comme une mise en abîme
6) recherche de situations de hors-champ à photographier
7) recherche des légendes les plus parlantes
pour les deux photographies sélectionnées
8) extension de la photographie à la prise de
vue cinématographique : la classe travaillant
à un projet-film, elle a réfléchi
aux scènes qui pourraient être tournées
en utilisant le hors-champ et à ce que cela apporterait
à l’histoire |
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le choix de la photo : |
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Notre choix s’est arrêté sur les
deux photographies qui nous ont semblé les plus
mystérieuses et les plus réussies parce
qu’elles illustraient pour l’une l’effet
miroir et pour l’autre l’effet regard.
Avec ses deux photos, nous avons retrouvé la
notion de chaînons, d’un regard à
l’autre, comme un rebond.
Et nous allons utiliser cela pour tourner le film dont
nous avons écrit le scénario. |
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le titre de la photo: "Miroir,
mon beau miroir... suis donc mon regard..." |
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Collège
Gustave Courbet Romainville
Frédérique Machetto
5è
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le titre de la photo : Loïck
est le meilleur guitariste du collège |
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le texte d’intention des élèves
: |
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le hors-champ fait penser à
ce qui est absent de l’image. Le titre peut
aider à comprendre l’image. Dans cette
photographie, il manque un objet : une guitare |
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la démarche : |
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Le travail sur le concours a été
mené dans le cadre d’un projet de classe
à PAC photo intitulé « Photographie
entre réalité et fiction » : à
travers l’étude et la réalisation
de photographies déformant la réalité,
les élèves sont amenés à
réfléchir sur la valeur de l’image,
l’intention du photographe (ou de son utilisateur)
et sur les possibilités de manipulation. Cette
classe est également inscrite au projet «
collège au cinéma ».
Pour répondre au sujet du concours, nous avons
travaillé à partie de l’exploitation
d’une sortie au centre Georges Pompidou (exposition
« la subversion des images »). Une série
a été particulièrement étudiée,
celle de Paul Nougé. Les élèves
de la classe devaient imaginer des scènes où
un objet serait « subverti ». Ils ont
ensuite réalisé les prises de vues argentiques
noir et blanc à partir de leurs propositions.
Ces moments de prises de vues ont apporté de
nouvelles idées, notamment des jeux d’ombre.
Dans un deuxième temps, les élèves
ont réalisé des tirages dans le laboratoire
noir et blanc. |
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le choix de la photo :
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d’autres photos ont été prises
avec plusieurs élèves jouant en même
temps d’un faux instrument mais nous avons choisi
celle-ci parce qu’elle est plus simple et qu’elle
attire plus le regard. Le flou et le visage concentré
de Loïck donnent l’impression de voir un
guitariste en pleine action. Nous trouvons que la photo
et le titre sont drôles. |
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le titre de la photo
: les ombres |
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le texte d’intention
des élèves : |
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lors de la sortie au centre Georges
Pompidou, nous avions déjà travaillé
sur des silhouettes, notamment à partir de
l’étude des rayogrammes de Man Ray. Pour
réaliser la photo, nous avons joué avec
la lumière entrant par les fenêtres du
collège. Les ombres projetées étaient
précises. Nous avons fait plusieurs essais
avant d’arriver à ce résultat.
Sur cette photographie, on ne voit personne, seulement
des ombres. Pourtant nous pouvons quand même
comprendre l’image. |
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le choix de la photo : |
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nous avons chois cette photo car nous
avons trouvé que différents aspects
de la photo étaient réussis comme le
contraste, le rendu du relief du mur du collège
et la façon dont se mélangent les deux
mains.
au tirage, nous avons remarqué que les grandes
taches de lumière rappelaient une bobine de
films ou de négatifs. Nous avons alors renforcé
cet effet par un recadrage. |
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Collège
Le Parc - Aulnay sous Bois
Club photo regroupant des élèves
de 6e, 5e, et 4e
Arnaud Rossetto
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le titre de la photo:
Je te vois ! |
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le texte d’intention : |
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On a voulu faire comme les photographies d’accompagnement
du thème. Dans les exemples qui nous ont plu,
on a bien aimé lorsqu’il y a avait une
ombre qui apparaissaient ou un reflet à travers
un vitre. On a essayé de trouver des idées
à partir de ces exemples. On a réalisé
nos photos directement dans la salle du club photo.
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la démarche : |
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Le club photo a ouvert tardivement cette année
(seulement en février), a raison d’1 heure
par semaine - peu de temps donc. Dans un premier temps,
les élèves ont découvert le thème
du « Hors champ » grâce
au dossier documentaire illustré d’exemples :
j’ai expliqué chaque photo. Les élèves
sont ensuite allés faire des photos, des essais
pour imiter un peu ce qu’ils avaient vu puis à
chaque nouvelle séance, nous faisions un petit
débriefing de la séance précédente…
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le choix de la photo : |
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En premier lieu, il n’y avait que quelques
photos de convenables . Les choix ont donc été
limités parmi une dizaine de prises de vue.
La photo n°1 a été choisie car elle
représentait bien l’idée que se
faisaient les élèves du hors champ :
montrer quelque chose / quelqu’un . On voit
la tête de la seconde photographe sur l’écran.
Il y a une part d’amusement dans la démarche
qui a bien plu aux enfants.
Cet amusement a été poussé un
peu plus loin en incrustant l’image de travers
sur l’écran, puisque l’élève
photographiée tenait son appareil de travers !
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le choix de la photo : |
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La photo n°2 a été choisie car elle
correspondait à l’autre représentation
du hors champ que s'en faisaient les élèves :
quelque chose qui suggère la peur. Ici, c’est
l’ombre mystérieuse de la main projetée
sur un mur, pour choisir sa victime.
La photographie réalisée a demandé
un long travail d’éclairage pour obtenir
une ombre correcte. L’APN a été
stabilisé sur pied pour limiter les bougés.
Ensuite, les élèves ont retouché
les couleurs de la photo et incrusté un visage
du film d’horreur « SCREAM »,
qui semble nous dire « Oh non pas moi !
ne me prends pas.. ! » |
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Collège Corot, Chelles
Fanny Genoux
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Le titre de la photo
: Le trouble fête |
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la démarche : |
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Avant toute chose nous avons demandé
aux élèves ce que l’expression
« hors-champ » signifiait pour eux et
nous avons noté ces premiers éléments.
Puis nous avons fait la présentation du dossier
disponible sur le site du concours photo de l’académie.
Nous avons complété cette présentation
à l’aide de quelques exemples cinématographiques
du hors-champ.
Nous avons ensuite, à partir de ce que les
élèves avaient compris ou retenu, tenté
de définir la notion de hors-champ, en comparant
au passage avec leurs idées initiales (leur
compréhension du sujet apparaît nettement
modifiée et élargie). Nous sommes ensuite
passés à la recherche et à la
mise en commun d’idées pour réaliser
une photographie. Toutes les idées ont été
notées au tableau, discutées et nous
avons opéré une sélection.
Seuls ou en petits groupes, les élèves
ont alors élaboré le story-board d’une
des idées de la sélection. À
la séance suivante nous avons mis en commun
les croquis et sélectionné les deux
meilleurs. Enfin, dernière étape, nous
sommes passés à la mise en scène
et réalisation des photos.
Lors de la prise de vue, certains changements sont
apparus nécessaires et sont donc intervenus,
en particulier en ce qui concerne la position du photographe
dont les élèves n’avaient pas
conscience a priori (position d’autant plus
importante dans le cadre du hors- champ). Cela a entraîné
une discussion sur l’influence du hors-champ
sur le champ et inversement.
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le texte d’intention des élèves
: |
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En regardant les exemples présentés
par nos professeurs, nous avons rapidement eu envie
d’utiliser le regard pour réaliser notre
photo. La photo de la publicité pour les jeans
Levi’s nous a particulièrement inspirés
(photo du dossier). Sans avoir d’idée
précise au départ nous avions envie
de faire quelque chose à partir du regard des
personnes photographiées. C’est de cette
manière que, petit à petit, est venue
l’idée de la photo au tueur (Le trouble
fête), car selon son point de vue, chaque personnage
voit une scène différente. Assez vite
nous avons ajouté un miroir dans la scène
afin de faire entrer le hors-champ dans la photographie.
À part les effets de regard et de miroir, nous
avions envie d’utiliser l’effet d’ombre,
c’est pourquoi nous avons fait la photographie
du Gagnant au Loto. Au départ nous avions juste
pensé à photographier des ombres dans
différentes positions, puis nous avons ajouté
le ticket de Loto pour rendre la scène plus
compréhensible. |
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le choix de la photo : |
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Pour la photographie « Le trouble fête
», le processus de choix a été
guidé par l’expression des danseurs et
leurs regards : l’expression de celui qui a
vu le tueur ainsi que sa gestuelle (il tente d’alerter
les danseurs) et surtout par la place du tueur dans
le miroir et la position du couteau.
Pour la photographie « Le gagnant »,
le choix a porté sur plusieurs éléments
: position de l’ombre du personnage (bras écartés,
position des jambes, etc.) ; netteté du ticket,
netteté de l’ombre. D’autre part,
lors des premiers essais le ticket de loto était
lancé par le personnage qui saute, globalement
le résultat n’était pas bon. Il
a donc ensuite été lancé par
une tierce personne. La photo retenue est celle sur
laquelle l’ombre est la plus caractéristique
de la joie et celle sur laquelle le ticket est net. |
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| Collège
Louise Michel Faremoutiers
classe de 3è, option histoire des arts
Florence Henry |
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le titre de la photo :
Prisonniers de la société de consommation |
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la démarche : |
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• Les élèves
concernés et le projet « histoire de
l’art »:
Comme l’année précédente,
le concours a été proposé aux
22 élèves de 3° ayant choisi de
suivre une option « histoire de l’art
» à raison de deux heures tous les quinze
jours.
Une approche sous forme de dossiers et d’exposés
a été privilégiée afin
de travailler l’écrit comme l’oral
pour préparer les élèves à
l’épreuve d’histoire de l’art.
D’autre part, des sorties culturelles ont été
proposées plusieurs samedis au cours de l’année
sur des thèmes variés. Les élèves
ont aussi découvert l’art du dessin à
travers trois visites à l’école
des Beaux-arts de Paris.
• Les pistes de réflexion autour du
thème du hors-champ:
Nous sommes partis de l’analyse de quelques
photographies contenues dans le dossier de présentation.
Les élèves ont également effectué
des recherches dans leurs photos personnelles et familiales
ainsi que dans des magazines. Afin qu’ils construisent
leur projet, il était nécessaire qu’ils
connaissent toute la diversité et la richesse
du hors-champ. Les élèves devaient dépasser
le paradoxe inhérent à ce thème,
le hors-champ étant ce que l’on ne voit
pas, ou bien ce que nous ne devrions pas voir…
Or dans leur esprit, photographier, c’est montrer.
De plus, cela impliquait une certaine maîtrise
des techniques de la photographie. Le plus difficile
a été de leur faire comprendre que le
hors-champ ne doit pas être une fin en soit,
mais qu’il doit être porteur d’un
sens, d’une intention.
Il a été demandé aux élèves
de réfléchir au problème à
la maison, dans la cour de récréation,
dans le car scolaire, ou bien en chattant sur Internet,
en d’autres termes, d’en faire un sujet
de conversation entre eux et non un devoir formel.
Pour permettre à leurs camarades de visualiser
leur projet et comprendre leur intention, ils devaient
réaliser un croquis et présenter en
cours le résultat de leurs discussions.
Finalement, l’idée retenue a été
de présenter une critique de la société
de consommation avec une référence au
Pop art et à Andy Warhol, dans une mise en
scène assumée détournant le modèle
stéréotypé de la photo de classe.
• La réalisation de la photographie
:
Les photographies ont été prises durant
les deux heures bi-hebdomadaires consacrées
à l’histoire de l’art. Les élèves
devaient apporter un ou plusieurs objets symbolisant
à leurs yeux la société de consommation.
Ils devaient porter un jean et un tee-shirt blanc
ou gris clair pour les deux rangées debout,
et des vêtements de couleur pour les élèves
assis. Après une distribution des rôles
et une répartition des objets dans la salle
de cours, nous sommes descendus dans le hall afin
de composer le tableau et prendre les photographies.
• Analyse de la photographie :
Les élèves présentent dans leur
main droite un objet symbole de la société
de consommation: soda, alcool, cigarettes, et bien
sûr, ordinateur, jeux vidéo, I-pod, téléphone
portable, mais aussi magazine people, barres de chocolat
et pizza… Les élèves debout sont
tournés vers le mur. Ils sont habillés
dans des couleurs neutres (blanc et gris). En effet,
dans la société de consommation les
individus ne comptent pas. Ce sont des consommateurs
classés par catégories (les jeunes,
les cadres dynamiques, les ménagères
de 50 ans, les retraités…). Cependant,
rien n’est inéluctable. C’est pourquoi,
les élèves assis ont le visage de profil
tourné vers le produit. Ils s’interrogent
sur la nécessité de l’objet. Sur
la droite, deux jeunes filles semblent vouloir sortir
de la photographie. Elles symbolisent la prise de
conscience nécessaire et la volonté
de se réapproprier son libre-arbitre face à
la publicité et à la pression commerciale.
Les couleurs vives représentent cette affirmation
de soi en tant qu’individu capable d’effectuer
des choix.
Les couleurs renvoient également au Pop art,
à la fois célébration et critique
de la société de consommation dans les
années 60. Cette photographie s’inspire
de l’œuvre d’Andy Warhol et de ses
sérigraphies par les couleurs vives, mais aussi
par la disposition sous forme d’une photo de
classe. L’alignement des élèves
montre que les jeunes sont la cible préférée
des publicitaires, mais aussi rappelle les alignements
de boites de Campbell’soup ou de bouteilles
de coca cola propre au « pope of the Pop ».
L’un des élèves tient dans sa
main une bouteille de coca, clin d’œil
à l’œuvre de cet artiste. Un élève
à gauche et un autre à droite portent
chacun une horloge, élément indiquant
que la société de consommation et ses
problématiques se prolongent dans le temps.
Cette photo s’inscrit donc dans l’esprit
du Pop art qui se caractérise par l’intérêt
pour les objets de la vie quotidienne et la confiance
en la puissance des images, associés à
une bonne dose d’ironie.
Afin de la légender, les élèves
ont rédigé un poème présentant
leurs intentions. Ce genre renvoie aux slogans publicitaires,
mais aussi à une certaine forme de culture
populaire comme le slam. Le poème respecte
donc le thème de la photographie.
Ainsi, cette aventure a permis aux élèves
de passer de la théorie à la pratique
en les rendant acteurs d’une réalisation
photographique se référant à
un mouvement artistique toujours d’actualité. |
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Le texte d’intention des élèves
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Prisonnier de cette société
de consommation
Nous sommes tombés dedans en 1960
Et pourtant comme le montre cette photo toute récente,
Nous les plus jeunes en sommes dépendants…
Prisonniers de cette société de consommation.
Nous portons tous le même accoutrement.
Nous n’avons plus le droit d’être
différents,
Car les regards nous guettent,
Et si tu n’es pas comme eux, on te rejette.
Alors toi, tu achètes,
Prisonnier de cette société de consommation.
Nous portons le même visage,
Toutes saupoudrées de maquillage.
Nos habits en sont parsemés,
Tous imprimés et marqués…
Prisonniers de cette société de consommation.
Mais on peut toujours s’en sortir.
Il est possible d’en finir.
Il suffit de cesser les mauvais regards,
Pour se laisser prendre un nouveau départ
Et comprendre qu’être différent,
C’est montrer qui on est vraiment…
Pour enfin se libérer de cette société
de consommation. |
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le choix de la photo : |
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Plusieurs photographies ont été prises.
Celle-ci a été sélectionnée
en cours car c’était la mieux cadrée
et la mieux éclairée. Elle a aussi été
choisie car la position et l’attitude des élèves
convenaient par rapport à la mise en scène
voulue. |
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Collège de Guénange
(Moselle)
Viviane Zenner
classe de quatrième
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Le titre de la photo : maison
de retraite |
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la démarche: |
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Exploration de la notion d’Identité
et plus particulièrement de la thématique
« Identité et Vieillesse ».
L’identité, c’est se connaître
soi-même comme être différent, et
en même temps reconnaître ce qu’on
a de commun avec les autres.
Au fil des années, la personne âgée
est dépossédée peu à peu
de ses caractéristiques identitaires. Si vous
lui posez la question : « Qui êtes vous
», elle vous répondra : « J’étais…
»
De son identité, il ne reste désormais
que son nom.
Dans le cadre de ce concours, la classe de quatrième
2 du collège de Guénange a installé
une relation symbiotique avec des objets, miroirs de
toute une vie, et une série de portraits dans
la pure tradition noir & blanc, prétexte
à des visites renouvelées. |
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Objectifs : |
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aborder les notions de cadrage, de point de vue et
de composition. Cadrer, c’est se confronter à
des choix et s’appuyer sur une pratique (le portrait)
qui ouvre une réflexion artistique.
Les images et leur relation au réel
Les images et leur relation au temps
Les images et leur relation à l’espace |
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Collège Sainte Anne,
Lure (70), Club Unesco
Isabelle Kneisky
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le titre de la photo :
Parfum de rocaille
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la démarche :
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1. Les élèves ont choisi
une série d’actions ponctuelles tout
au long de l’année pour animer les réunions
du club Unesco, à partir d’une liste
établie par la responsable du club
2. Le concours photo et le thème ont paru intéressants.
3. Présentation du thème au groupe :
Comment comprend-t-on le sujet proposé ?
Des idées de photographies –types sont
lancées.(à l’oral).
4. Semaine suivante, d’autres pistes sont lancées.
Une thème revient : notre situation géographique
et notre enracinement dans la campagne ressortent
lors de chaque proposition.
Nous observons quelques exemples donnés sur
le site.
5. Le thème est intéressant et les élèves
échangent même en dehors du club (classe
; cours ; avec d’autres enseignants.. ;) |
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le texte d’intention
des élèves : |
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La nature n’offre pas de milieu
hostile. Seul le jugement de l’homme décide
du bien et du mal.
Le photographe peut donner une interprétation
lourde de sens ou plus joliment poétique du
monde dans lequel nous vivons.
Chacun peut donc trouver sa place où que ce
soit.
Il n’y pas d’endroits, de lieux sur la
terre que nous jugerions mieux ou moins bien que d’autres.
Là où la vie s’enracine, la diversité
a trouvé sa place.
Il n’ y a pas de mauvaise grain, il n’y
a que de mauvais regards. |
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le choix de la photographie : |
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1. Au fil des semaines des photos arrivent.
2. Le jour des portes ouvertes du collège, nous
les affichons sur un fil à linge avec des pinces
(effet garanti). Les visiteurs et les parents pourront
ainsi découvrir nos travaux et nous aider à
choisir.
3. La photographie précise que nous avions prévu
de réaliser (tracteur garé au centre ville)
n’a pas pu être réalisée avant
la clôture du concours , nous avons donc choisi
parmi les 8 photos proposées. |
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Collège CHARLES III
Monaco: Club UNESCO
Hélène Escarras
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le titre de la photo : quand
la nature s’impose au modernisme |
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la démarche: |
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Travail d’imagination pour les amener à
être plus réceptifs et plus attentifs
à ce que les élèves regardent.
Le travail de photographie en extérieur n’ayant
pas donné de résultat, nous avons choisi
de regarder de nombreuses photos des actions antérieures
pour les amener à réfléchir sur
le thème du concours et sur les valeurs de
l’UNESCO.
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le texte d’intention des élèves
(cliché n°1)
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« Nous avons mis du temps à
comprendre ce que cette photo représente, nous
n’avons vu qu’une montagne avec de la
neige. Les autres photos de la ville ne représentaient
que des bâtiments anciens. A force de regarder
avec attention nous avons compris qu’il s’agissait
d’un bâtiment de verre et que la montagne
en face se reflétait dedans. » Au moment
de la prise de cette photo tout le monde ne voyait
que le bâtiment et la surprise a été
totale quand nous avons regardé ensemble la
photo. |
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le texte d’intention des élèves
(cliché n°2) |
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« Nous avons tous regardé cette sculpture
qui représente la silhouette d’un homme
mais nous ne gardons aucun souvenir de ce que nous pouvions
voir à travers le vide qu’elle laissait
entrevoir. A la vision des photos avec à l’esprit
le thème du hors champ, nous avons évoqué
ce que nous ressentons. La DUDH est une superbe avancée
pour l’homme, mais à la vue de l’actualité,
elle n’a pas résolu tous les conflits humains
et de loin. Le rocher qui s’impose à travers
la silhouette de l’homme ne représente-il
pas encore tous les obstacles à surmonter pour
rendre l’homme plus humain.
le choix des photos :
D’abord une sélection qui répond
au thème du hors champ puis des débats
sur la vision qu’ils ont des clichés retenus.
Voyage d’échanges avec des jeunes de la
Principauté d’ Andorre.
N° 1 Cliché sur le « Comù d’
Encamp » Mairie de la ville.
N° 2 Sculpture pour célébrer DUDH
devant le parlement Andorran. |
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le titre de la photo n°2 : cœur
ouvert ou cœur de pierre ? |
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Collège Albert de
Mun , Nogent sur Marne
Atelier photo animé par M. Monnet
Prix
du Jeu de Paume
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le titre de la photo : Georges
de la Tour par Alain Cavalier |
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le titre de la photo : Mais que
se passe-t-il ? |
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| Le Jeu
de Paume récompense le collège Albert
de Mun à Nogent pour les deux photos Georges
de la Tour par Alain Cavalier (atelier photo) et Que
se passe-t-il ? (classe de 5è) pour « la
qualité esthétique des photographies,
la diversité des propositions très pertinentes
que les élèves ont faites autour du sujet
du hors-champ, qui montrent à la fois leur maîtrise
du médium photographique mais aussi leur capacité
à traduire un concept dans le langage visuel
». |
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le titre de la photo : Mais que
se passe-t-il ? |
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la démarche pédagogique
:
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Le travail de l’atelier
photo a commencé dès le mois de septembre.
Les élèves se sont perfectionnés
dans le maniement de l’appareil puis ont librement
mis en scène des objets personnels puis ont
pratiqué le collage photographique avec le
logiciel Gimp.
J’ai lancé la réflexion sur le
hors champ dès réception du thème
en montrant les photos proposées dans les pistes
pédagogiques. Nous avons débattu du
problème du hors champ au sein du groupe de
l’atelier puis j’ai laissé les
élèves partir avec les appareils photo
en imposant seulement que les prises de vues soient
réalisées dans l’enceinte du collège.
Ils étaient libres de prendre ce qu’ils
voulaient. La collecte de clichés a été
observée en groupe avec un vidéo projecteur.
Je leur ai proposé de reprendre certaines photos
pour en améliorer la qualité des lumières,
des points de vue et des cadrages. Le reste s’est
fait tout seul, sans mon intervention. |
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le titre de la photo : Mais que
se passe-t-il ? |
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Les textes d’intention
des élèves: |
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Carla Ferrari, Cindy
Bourrelier, Alexandra Riffiod
Nous avons pris l’appareil et nous sommes allés
dans les salles d’arts plastiques à la
recherche d’une idée. Ce qui nous a intéressé
tout de suite c’est l’idée de regarder
quelque chose de l’autre côté de
la fenêtre et que le spectateur ne voit pas.
Il y avait aussi une belle lumière car le soleil
passait à travers les vitres sales et il était
difficile de bien voir dehors. Nous avons pris plusieurs
photos sans rien derrière et ensuite Carla
est allée derrière la fenêtre.
Georges de La Tour par Alain Cavalier
Eva Giaretta, Jade Sainte Rose, Ségolène
Roland
Nous n’avions aucune idée au départ.
Nous sommes passé dans la réserve de
la salle d’arts plastiques et nous avons regardé
dans l’armoire où M. Monnet garde les
cassettes et du matériel. Nous avons vu cette
cassette et l’idée de se servir du regard
comme d’un masque est tout de suite venue. Nous
avons fait une photo. |
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le titre de la photo : Mais que
se passe-t-il ? |
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le choix des photos : |
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Les élèves ont sélectionné
individuellement ou par groupes de deux, 2 photos
parmi toutes celles qui ont été prises.
J’ai ensuite montré la première
sélection et il y a eu débat sur le
choix définitif.
• De l’autre côté
Nous avons choisi cette image car il y a œil
qui se reflète au niveau du nez et on ne sait
plus à qui il appartient. On voit aussi la
silhouette du visage qui est de l’autre de la
fenêtre. On a aussi mis la photo en noir et
blanc car il y avait des reflets oranges. La photo
est plus étrange sans couleurs.
• Georges de La Tour par Alain Cavalier
Il y avait plusieurs photos semblables, mais c’est
celle-là la mieux car la femme du tableau regarde
vers la droite comme si quelqu’un allait venir.
Elle semble inquiète de ce qui se passe dans
l’ombre. On a un peu retouché la cassette
pour mieux voir les yeux de la femme.
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le titre de la photo : Meurtre
au collège |
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le titre de la photo : De l'autre
côté |
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collège
Chérioux Vitry-sur-Seine.
classe de 6ème
Julie Brincard-Thévenin et Gilles Defilippi
Prix
du Jury
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le titre de la photo : Dans
les nuages
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Le jury décerne un prix
au collège Chérioux de Vitry pour la
photo "dans les nuages" pour la belle présence
de la matière des choses, le traitement du
reflet naturel d'une présence hors-champ, le
mystère de l'histoire racontée, le constat
qu'au fond ce n'est que ça! »
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le titre de la photo : La ligne
rouge |
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le texte d’intention des élèves
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Photographie 1: Dans les nuages
Grâce à ce reflet dans une flaque d'eau,
nous pouvons imaginer un autre monde, un monde dans
les nuages dans lequel les personnages volent.
On pourrait croire que c'est un meurtre mais en réalité
on ne fait que lui tirer les couettes!
Photographie 2: La ligne rouge
Ce personnage essaye de s'accrocher au panier mais on
a l'impression qu'il s'envole et qu'il va sortir de
la photographie pour aller dans le hors-champ. |
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la démarche : |
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Dans le cadre de l'heure hebdomadaire de vie de classe
que nous animons, M. Defilippi et moi-même, en
tant que professeurs principaux de la classe, nous avons
décidé d'initier les élèves
de 6ème C à la photographie et à
l'analyse de l'image. Après quelques séances
théoriques sur le cadrage, l'angle de prise de
vue et le maniement de l'appareil numérique,
nous sommes passés à la pratique en les
faisant travailler sur le thème du hors-champ
proposé par le concours. Par petits groupes,
les élèves ont, à plusieurs reprises,
arpenté le collège à la recherche
de sujets intéressants.
Les deux images ont été choisies (par
vote) par l'ensemble de la classe. Le critère
était que l'image devait raconter une histoire.
Ils ont aussi trouvé les titres eux-mêmes.
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